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Plans de l'UE pour une reprise génératrice d’emplois

Le taux de chômage dans l'Union européenne  a atteint un sommet de tous les temps à 10,2% en Février 2012. Bien que 1,5 million d'emplois ont été créés entre 2008 et mi-2011, 6 millions d'emplois ont été perdus au cours de la même période. Les choses sont pires dans la zone euro où le chômage est le plus élevé depuis le lancement de la monnaie commune.
Une enquête Eurobaromètre sur l'impact social de la crise, publié en Avril 2012, révèle que 80% des Européens pensent que la pauvreté a augmenté dans leur pays au cours des 12 derniers mois. Il s'agit d'une hausse significative par rapport à la dernière ronde de sondages en 2010. Dans tous les pays sauf quatre, la plupart des répondants estiment que leur situation financière s'est aggravée dans la dernière année et seulement 14% des citoyens pensent que la situation financière de leur ménage va s'améliorer l'année prochaine. Des difficultés concernant l'accès à des services tels que les soins de santé, les gardes d'enfants et les soins de longue durée sont perçus comme un problème par plus d'un tiers des Européens. Les sentiments de sécurité de l'emploi et de l'optimisme sur les développements  économiques actuels et futurs ont diminué, particulièrement dans les pays du sud de l'Europe. En général, les résultats montrent que la crise a un impact social important.

Tandis que l’Union européenne connaît une hausse record du chômage et que les perspectives économiques pour les prochains mois ne sont guère réjouissantes, la Commission a publié, le 18 avril 2012, une communication dans laquelle elle énonce des mesures concrètes pour l’emploi. Le "paquet d'emploi" est une réponse politique à l'appel lancé par les chefs d'État et de gouvernement en janvier et mars 2012 pour un plus grand accent sur la création d'emplois.

La communication  privilégie l’aspect de la création d’emplois lié à la demande et suggère aux États membres des solutions propres à encourager l’embauche, telles que la réduction de la pression fiscale sur le travail ou l’octroi d’aides à la création d’entreprises. Elle identifie les plus grands champs potentiels d'emploi de l'UE et les moyens les plus efficaces - dans les conditions économiques et sociales difficiles d'aujourd'hui - pour les États membres à créer plus d'emplois. Dans la situation économique difficile actuelle de stagnation voire de récession, il est impératif de mobiliser le travail pour la croissance. Les emplois ne sont pas une conséquence de la croissance, mais ils aident à la créer, comme plus de gens ont la capacité de travailler, de gagner et de dépenser. Les politiques économiques et d'emploi doivent se concentrer sur la création de conditions favorables pour la création d'emplois et encourager la demande de travail.

Le paquet sur l'emploi examine un certain nombre d'outils qui peuvent avoir un impact positif sur la demande de travail et offre des conseils sur la conception de ces outils de façon à maximiser leur impact sur l'emploi. Le paquet sur l'emploi fixe également des plans d'action pour les zones présentant le plus grand potentiel d'emplois pour l'avenir: l'économie verte, les services de santé et ceux de l'information et des communications (TIC). Il prévoit un agenda à moyen terme pour l'UE et les États membres pour soutenir une reprise riche en emplois et atteindre les objectifs de l'Europe 2020 pour des emplois intelligents, durables et promouvant la croissance. Il est accompagné de neuf documents de travail de la Commission.

Contenu du train de mesures proposé pour doper l’emploi

Dans sa communication, la Commission invite les États membres à consolider leurs politiques nationales de l’emploi. Concrètement, elle leur propose:

·         de créer les conditions propices à la création d’emplois et à la demande de main-d’œuvre, par des aides à l’embauche qui augmentent le nombre net d’embauches, par la réduction de la pression fiscale sur le travail au profit de taxes environnementales (sans incidence budgétaire), ou par des aides aux personnes souhaitant se mettre à leur compte;

·         d’exploiter le potentiel élevé de création d’emplois de secteurs prometteurs, tels que celui de l’économie verte, dans lequel vingt millions d’emplois pourraient être créés d’ici 2020, d’inscrire l’emploi vert dans leur «plan national pour l’emploi» et de dresser un inventaire plus précis des compétences vertes;

·         d’améliorer la planification et les prévisions des effectifs du secteur de la santé afin de faire mieux concorder la demande et l’offre de professionnels de la santé tout en offrant à ceux-ci des perspectives à long terme, et de favoriser l’échange de stratégies de recrutement et de fidélisation du personnel qui soient innovantes et efficaces. La Commission lance parallèlement une consultation sur les perspectives d’emploi dans les services aux personnes et aux ménages;

·         de concourir à l’expansion de la main-d’œuvre très qualifiée en TIC et d’aider tous les travailleurs à acquérir des compétences numériques.

La Commission propose aussi dans sa communication les pistes d’une réforme visant à ce que les marchés du travail soient plus dynamiques et n’excluent personne et, partant, résistent mieux aux mutations de l’économie. Elle invite les États membres:

·         à tirer les leçons de la crise et, à ce titre, à favoriser la flexibilité interne pour réduire l’insécurité de l’emploi et les dépenses budgétaires;

·         à garantir des rémunérations décentes et viables et à éviter les pièges des bas salaires;

·         à garantir des types de contrat adaptés pour prévenir l’abus des contrats atypiques (la Commission insiste aussi sur la nécessité d’offrir des perspectives aux jeunes et de prendre des mesures en faveur de l’apprentissage tout au long de la vie, lequel est un gage de sécurité de l’emploi et de productivité);

·         à accroître les investissements dans les compétences, compte tenu des quatre millions d’emplois toujours vacants dans l’Union, afin de corriger les décalages entre l’offre et la demande de compétences sur les marchés du travail européens, d’une part, et à mieux anticiper les besoins en compétences; elle propose des outils pour l’amélioration de la reconnaissance des compétences et des certificats et le rapprochement des milieux éducatifs et professionnels.

Le train de mesures proposé vise aussi à la création d’un marché du travail européen à part entière:

·         pour améliorer la mobilité de la main-d’œuvre, la Commission tient à la suppression des entraves juridiques et pratiques à la libre circulation des travailleurs; à cette fin, elle propose d’améliorer la transférabilité des pensions et le sort fiscal des travailleurs frontaliers et de mieux informer les travailleurs de leurs droits et obligations. Elle invite les États membres à permettre l’exportation des prestations de chômage des chômeurs qui se rendent dans un autre pays à la recherche d’un emploi (pour une durée maximale de six mois). Elle exhorte aussi les gouvernements à ne plus restreindre l’accès des travailleurs bulgares et roumains à leur marché du travail et à permettre aux ressortissants des autres États membres d’avoir accès à leur fonction publique;

·         pour améliorer l’adéquation de la demande et de l’offre de main-d’œuvre, la Commission propose de faire du portail de recherche d’emplois EURES un véritable outil de placement et de recrutement d’envergure européenne et prévoit (pour 2013) des applications en ligne innovantes fondées sur le libre-service, applications qui fourniront aux utilisateurs un inventaire précis des offres d’emploi en Europe.

Enfin, l’ensemble de mesures proposé ouvre la voie au renforcement de la coordination et de la surveillance des politiques de l’emploi à l’échelle de l’Union sur le modèle de la gouvernance économique de l’Union. Dans le contexte du Semestre européen, la Commission prévoit d’introduire, dès 2013, un tableau de bord pour suivre l’avancement des plans nationaux pour l’emploi des États membres. Elle avance des solutions pour permettre la concertation et le suivi de l’évolution des rémunérations à l’échelle de l’Union en vue d’associer davantage les partenaires sociaux européens et nationaux à l’élaboration des politiques de l’emploi. Pour finir, elle souligne combien il importe de faire intervenir les instruments de financement de l’Union (comme le Fonds social européen) à l’appui des mesures à prendre pour aider les États membres à définir les priorités et à mener les réformes en la matière.

Lutter contre le chômage par la promotion d'une croissance verte

En exploitant les champs d'emploi de grands potentiels pour l'avenir tels que l'économie verte, plus de 20 millions d'emplois pourraient être créés d'ici à 2020. La transition vers une économie sobre en carbone et économe en ressources est une tendance structurelle qui redéfinira également de nombreux emplois existants.

Plans d'investissement intelligents sont nécessaires pour capitaliser sur les opportunités d'emploi qui découlent du verdissement de l'économie. Cela comprend des investissements dans de nouvelles compétences et dans la capacité des services publics de l'emploi de faire correspondre les demandeurs d'emploi les postes vacants "verts". La Commission vise à faciliter la mobilisation des financements de l'UE au profit des investissements privés dans l'économie verte et ayant un potentiel d'emploi important. Par exemple, la construction sera l'un des secteurs qui bénéficieront directement des investissements dans l'efficacité énergétique et des mesures d'adaptation au climat tels que l'extension des défenses côtières, le renforcement des bâtiments et des infrastructures, et la gestion de l'eau.

Un bon fonctionnement du marché du travail est une condition sine qua non pour une transition verte réussie et pour surmonter le défi de l'obsolescence des compétences et des coûts du changement. Les secteurs de croissance peuvent offrir des occasions d'utiliser les compétences acquises par les travailleurs employés dans des secteurs en déclin.

Le potentiel de création d'emplois dans le secteur de la santé

La santé est une activité hautement intensive en main-d'œuvre et l'un des secteurs les plus importants dans l'UE. En 2010 il y avait environ 17,1 millions d'emplois dans le secteur de la santé qui ont compté pour 8% de tous les emplois dans l'UE. Même pendant la crise économique, l'emploi dans le secteur de la santé a continué à croître.

Il y aura environ 7 millions de postes vacants supplémentaires jusqu'en 2020 en raison des besoins de remplacement. La plupart des emplois exigent des personnes hautement qualifiées (plus de 5 millions) tandis que les besoins pour le personnel moyennement qualifié resteront assez importants (environ 3 millions). Environ 200 000 offres d'emploi sont attendus pour des personnes peu qualifiées.

Avec une population vieillissante et la demande croissante de soins de santé, le secteur restera un facteur clé pour la création d'emplois dans les années à venir. En outre, l'émergence de types de soins nouveaux pour faire face à des conditions chroniques des personnes âgées et l'augmentation des nouvelles technologies exigent de nouvelles compétences. Les contraintes budgétaires signifient que des solutions innovantes doivent être trouvées grâce à l'utilisation des nouvelles technologies, des produits et des changements organisationnels.

Bien que la santé soit principalement une compétence nationale, la dimension européenne de la question est à la hausse. La prochaine étape sera le lancement, d'ici la fin de l'année 2012, d'une action commune relative à la planification des effectifs. Avec l'aide de la Commission, un partenariat entre les États membres et les organisations professionnelles pourra partager les bonnes pratiques et développer de nouvelles méthodologies concernant la prévision des besoins en personnel de santé et ses besoins en compétences.

La demande pour professionnels des TIC

La demande pour les professionnels des technologies de l'information et de la communication (TIC) continue de croître alors que de nombreux autres emplois disparaissent. Même pendant la crise, le nombre de professionnels des TIC a augmenté d'environ 3% par an. À la fin de l'année 2010, 4,1 millions d'Européens ont travaillé en tant que praticiens des TIC dans la définition la plus étroite (les programmeurs et le personnel assistant informatique), en hausse de 2,7 millions par rapport à dix ans plus tôt, avec un autre 1,1 million de professions étroitement liées. En outre, la demande de travail dépasse déjà l'offre de professionnels des TIC, et continuera de le faire. En 2015, l'Europe devrait faire face à une pénurie de praticiens des TIC d'environ 700.000. Afin de combler cette lacune, l'éducation en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques doit être renforcée et l'image de carrière de ces secteurs doit être améliorée, en particulier pour les femmes.

Correspondance des demandes et des offres d'emploi à travers les frontières

EURES (European Employment Service) a été créé en 1994. Il s'agit d'un réseau européen entre la Commission européenne et les services publics de l'emploi (PSE) des États membres de l'EEE (les pays de l'UE plus la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein) et les organisations partenaires. La Suisse prend également part à la  coopération EURES [voir la section 6.4.2]. Avec à peine 25 000 employeurs inscrits et quelque 150 000 placements et recrutements par an, le portail EURES n’a pas encore exploité tout son potentiel de création d’emplois.

Aussi la Commission entend-elle mettre la priorité du portail sur l’adéquation de l’offre et de la demande, sur les placements et sur les recrutements, et l’étendre au plus grand nombre. Pour ce faire, elle compte introduire sur le portail des fonctions en libre-service novatrices dans toutes les langues de l’Union et rendre les données nationales sur les offres d’emplois et les CV échangées pleinement interopérables sur le plan sémantique. Ainsi, EURES pourra donner aux demandeurs d’emploi un accès plus simple et en temps réel à des offres d’emploi dans l’Union et fournira aux employeurs une réserve de candidats dans laquelle ils pourront puiser les profils dont ils ont besoin pour développer leurs activités.

Le portail sera aussi enrichi de programmes de mobilité de la main-d’œuvre ciblés, qui favoriseront les métiers connaissant une pénurie, des catégories données de travailleurs à forte propension à la mobilité et des marchés du travail nationaux qui accueillent ou accueilleront des travailleurs d’autres États membres. À cette fin, EURES tirera pleinement profit de l’analyse des postes vacants et des embauches réalisée par la Commission à l’aide de différents outils, tels que l’Observatoire européen des postes vacants et le Bulletin européen sur la mobilité de l’emploi. Des consultations régulières avec les intéressés, tels que les partenaires sociaux et les services pour l’emploi, aideront davantage EURES à pourvoir les postes pour lesquels des difficultés de recrutement ont été constatées.

L’objectif d’EURES est de devenir un point d’entrée et un portail que les travailleurs et demandeurs d’emploi résidents légaux qui envisagent de travailler dans un autre pays européen et les employeurs qui envisagent de recruter dans un autre pays européen consulteront instinctivement en premier; il améliorera de la sorte l’efficacité du marché du travail européen.

Le dispositif en faveur de l’emploi se compose d’une communication de la Commission intitulée «Vers une reprise génératrice d’emplois» et de neuf documents de travail des services de la Commission, dont deux sont des documents faisant l’objet d’une consultation:

·         un document sur les tendances et les défis des marchés du travail (document d’analyse),

·         un document sur un cadre de qualité pour les stages (document de consultation),

·         un rapport sur l’avancement de l’initiative sur les perspectives d’emploi des jeunes («Implementing the Youth Opportunities Initiative: first steps taken»),

·         un document sur l’exploitation des possibilités de création d’emplois offertes par la croissance verte,

·         un document sur l’exploitation des possibilités de création d’emplois offertes par les TIC,

·         un plan d’action en faveur du personnel de santé dans l’Union,

·         un document sur la main-d’œuvre dans les services aux ménages (document de consultation),

·         un document consacré aux marchés du travail ouverts et dynamiques dans lesquels chacun a sa place (évaluation de la notion de flexisécurité),

·         un document sur la réforme des services européens pour l’emploi en vue d’atteindre les objectifs d’Europe 2020 (qui précise la réforme d’EURES).

Le train de mesures sera examiné à l’occasion d’une conférence de haut niveau sur le thème de l’emploi; cette conférence, qui se tiendra les 6 et 7 septembre 2012, visera à mobiliser davantage tous les partenaires pour la mise en application des mesures annoncées.

 

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Discussions en cours

Martine (Lille / France) - 2 May 2012
Enfin, la Commission se réveille et commence à réaliser que les politiques d'austérité budgétaire à l'allemande ne pourront seules sortir la zone euro de la crise profonde qui la secoue depuis 2009.

Ένας Άνεργος (Αθήνα / Ελλάδα) - 4 May 2012
Το μόνο που ξέχασε να μας συστήσει η Κομισιόν είναι όλοι οι άνεργοι των Νοτίων χωρών τηε Ευρώπης να πάνε να ζητήσουν εργασία στη γη της επαγγελίας που είναι η Γερμανία.

Αντώνης Κ. (Θεσσαλονίκη / Ελλάδα) - 7 May 2012
Ελπίζω ότι οι γαλλικές και ελληνικές εκλογές της 6ης Μαΐου θα είναι το έναυσμα για μια αλλαγή πολιτικής της Ευρωπαϊκής Ένωσης, με χαλάρωση της δημοσιονομικής σταθερότητας και έμφαση στην ανάπτυξη και την καταπολέμηση της ανεργίας. Ελπίζω δηλαδή ότι πολλά κράτη μέλη θα ασκήσουν πιέσεις στην Κυρίας Μέρκελ για χαλάρωση της γερμανικής πειθαρχίας.

Ricardo Vitti (New York / USA) - 9 May 2012
The Commission puts the burden of the employment package on the shoulders of the Member States and proposes next to nothing as measures of the institutions of the EU. I don't think that the proposals of the Commission will solve, at least for the immediate future, the unemployment problems of Member States hit by the present recession.

gabrielle (Fages / France) - 10 May 2012

ce site permet d'informer les personnes qui ignorent encore la fonction du parlement je le trouve tres interressant car il permet de populariser ce parlement dont l'importance est souvent ignorée

je le recommande



Γιάννης Ξενίδης (Αθήνα / Ελλάδα) - 13 May 2012
Πρέπει επιτέλους η Ευρώπη να οικοδομήσει δημοκρατικούς θεσμούς, για να μη βλέπουν οι λαοί, όπως τώρα οι Έλληνες, ότι ανατρέπονται τα πάντα στη ζωή τους, χωρίς να μπορούν να επηρεάσουν στο ελάχιστο τις αποφάσεις των ηγετών και των τεχνοκρατών της Ένωσης.

Editor: 
Συμφωνώ και υπερθεματίζω. Χρειάζεται ασφαλώς εκδημοκρατισμός των θεσμών της Ευρωπαϊκής Ένωσης. Αλλά χρειάζεται, προηγουμένως ή συγχρόνως, αυτή να προχωρήσει στο τελικό στάδιο της ευρωπαϊκής ολοκλήρωσης που είναι η πολιτική ένωση, η οποία να περιλαμβάνει μια πραγματική κοινή εξωτερική πολιτική και πολιτική ασφάλειας. Γνωρίζουμε ότι αυτό δεν είναι εφικτό με τη συμμετοχή ευρωφοβικών κρατών. Γι' αυτό οραματίζομαι μια Ευρώπη σε τρεις ομόκεντρους κύκλους, ο κεντρικός των οποίων θα είναι η πολιτική ένωση, την οποία θα αποτελούν λογικά τα κράτη μέλη, που θα έχουν προχωρήσει στο στάδιο της οικονομικής και νομισματικής ένωσης με συνδετικό στοιχείο το ευρώ [βλ. τα τμήματα 1.5.3 , 1.5.4 και 1.5.5]. Ας ελπίσουμε ότι η Ελλάδα, παρά τα τωρινά της προβλήματα θα έχει παραμείνει στην ευρωζώνη και επομένως στον σκληρό πυρήνα της Ένωσης. Αδυνατώ να φανταστώ τι θα σημαίνει από οικονομική, κοινωνική, πολιτική και γεωπολιτική άποψη μια απομόνωση της Ελλάδας από την αυριανή ενωμένη Ευρώπη.

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