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2.3.
Le traité d'Amsterdam
Le traité signé le 17 juin 1997 à Amsterdam, seulement six ans et demi après la signature du traité de Maastricht, n'a pas apporté des changements fondamentaux au processus d'intégration, mais il a marqué un certain progrès concernant plusieurs politiques. Le développement le plus important était le transfert dans l'aile de la Communauté européenne, qui est géré suivant la méthode communautaire de prise de décisions, des politiques relatives à la libre circulation des personnes, concernant notamment les visas, l'asile et l'immigration [voir la section 8.1]. Il a notamment rendu plus efficace l'architecture institutionnelle de l'Union en étendant la procédure de codécision (Parlement/Conseil) et la prise des décisions à la majorité. Un autre objectif important du traité d'Amsterdam était de placer
l'emploi et la protection sociale
au cœur de l'Union [voir la section 13.3 et 13.5.3]. Tout en confirmant que les États membres avaient la première responsabilité en matière d'emploi, le traité amendé sur la CE les a engagé d'agir ensemble pour trouver des solutions au chômage. Le gouvernement travailliste du Royaume Uni a accepté les objectifs sociaux de ce traité et ainsi l'accord sur la politique sociale, qui exemptait le UK de cette politique commune, a été aboli. Dans son aile de l'Union européenne, le traité d'Amsterdam a renforcé la politique étrangère et de sécurité commune en accordant au Conseil européen (chefs d'État ou de gouvernement) la responsabilité de définir les stratégies communes à mettre en œuvre par l'Union, en désignant un Haut représentant pour la PESC (le Secrétaire général du Conseil) et en créant une Unité de planification et d'alerte rapide placée sous sa responsabilité [voir la section 8.2]
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